7.1 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté

Publié le par Jacquot

A 60 ans , je m'aperçoit que je ne sais pas tout, et que je ne suis sûr de rien. Sauf peut-être un point. Aujourd'hui c'est la collecte de la Banque Alimentaire, et deux fois par an, avec l'association que nous avons créé sur Grand -Couronne " La Maison de la solidarité" nous allons collecté de la nourriture pendant 3 jours dans les grandes surfaces de la commune. C'est un travail militant ingrat, mais indispensable pour la solidarité active. Car Je sais ou est mon combat. Si tous les revenus ont augmentés dans les dernières années et dans des proportions quasi identiques (si l'ont en crois l'entretien que donne aujourd'hui Louis Maurin, directeur de l' Observatoire des inégalités dans l' HUMANITE) évidemment que cela n'a pas le même effet  pour celui qui gagne 10% de plus avec 800 € (c'est le montant de la retraite d'un salarié professionnel à la verrerie St Gobain desjonquère au Tréport) que celui qui en perçoit 3500 (c'est le montant du salaire d'un Directeur des ressources humaines dans les entrepises sous-traitantes des verriers de la vallée de la Bresle).Or, on fait pas ces courses avec un %. nsneseronspasdelachairapatron.JPGD'ailleurs entre 1996 et 2005, l' écart entre les 10% les plus pauvres et les 5% les plus riches s'est accru de 4 700 euros par an et ces chiffres bien évidemment ne tiennent pas compte des revenus financiers et du bouclier fiscal que Sarkosi vient d'imposer.Le nombre de travailleurs pauvres (c'est à dire ceux qui travaillent, ont un salaire et devraient en vivre) est de 1.3 millions (chiffres de 2004) et nous savont que 7.1 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté  Pour autant il existe encore une "protection sociale" en France. Le taux des familles monoparentales pauvres, avant redistribution des aides est de 46% presqu'une sur deux. Alors qu'on ne nous parle plus d' assistanat,car qui oserait traiter une famille monoparentale, un handicapé ou une personne agée d' assisté? L'immense majorité de cette population ne refuse pas de travailler; la preuve , il travaille même pour un salaire en dessous du seuil de pauvreté lorsque l'opportunité se présente. Et se n'est pas la défiscalisation des heures supplémentaires qui y changerons quelque chose. 
Vraiement, les cheminots, les fonctionnaires, les étudiants ont raisons de se battre pour de meilleurs salaires et pour ne pas être les pantins du MEDEF! Bon je vais à la collecte.....
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