Il n’est pas convenable de hausser le ton !

Publié le par Jacquot

Je l’ai encore vécu à mes dépens, il y a peu. 
Vous pouvez toujours avoir raison, vous pouvez toujours être ouvert à la discussion. Vous pouvez toujours faire des efforts pour comprendre l’autre. Il n’est pas convenable de hausser le ton !
Un membre du conseil syndical des retraités CGT raconte en réunion des contre vérités, ou bien encore des bêtises après 5 h 30 de réunion. C’est moi qui me suis opposer à lui et suis considéré comme l’intransigeant, celui qui veut à tous prix avoir raison, qui ne suit pas suivis par la majorité de mes camarades ( qui pourtant m’aiment bien) mais il n’est pas convenable de hausser le ton ! 

A la moindre incartade certains me considèrent comme quelqu’un d’agressif, parce que je suis intransigeant sur le travail à faire vis à vis de ceux qui nous font confiance, mais il n’est pas convenable de hausser le ton ! 

Alors que la règle de la bienpensance contemporaine veut que dans les débats, par exemple, soit effacée toute différence,  entre la droite et la gauche, autre exemple, il est de bon ton de dire du mal de Bernard Thibault qui vendrais la CGT pour une poignée de cacahuètes, dire le contraire, c’est aller à contre courant, il est bon de dire que la CGT à tord sur tel ou tel sujet, le Réformisme deviendrait la règle et la Révolution renvoyée à une mythologie désuète. On parle entre soi, entre gens de bonne compagnie, au vocabulaire chois, sans aspérités. Il n’est pas convenable de hausser le ton ! Alors que plus que jamais, notre vie, la CGT, la politique, notre pays ont besoins d’audace, d’idées
neuves et que tous ce qu’on nous propose ici bas est bien souvent du déjà vu, quand vous le dites et quelquefois un peu fort, alors là, il n’est pas convenable de hausser le ton !

Et bien oui ! Pour ce qui me concerne, même si je me fais des adversaires, je ne serais ni poli (au sens du poli –surface unie, lisse, sans aspérité, ou qui brille avec éclat en réfléchissant les rayons lumineux- et je sais de quoi je parle, ayant été dans ma jeunesse "outilleur "et polissant sans cesse des "traversins" pour les tréfileuses) ni consensuel. Je dirais, je crierais mes désaccords quand ils existent. Je n’ai pas vécu ces soixante années de ma vie pour me taire.
 « Dieu est amour » dit l’autre, aimer les autres c’est aussi leur dire ce qu’on pense être juste. Et s’il n’est pas convenable de hausser le ton, il est encore moins convenable de se taire.
toilette-du-cygne.JPG           Comme le cygne du Marquentaire, il ne faut pas se laisser faire!                                                               

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T
Et oui; quand on gueule, quon l'ouvre... on est mal vu mais c'est surtout parce que ce qu'on l'on dit,certes un peu fort; détonne dans le ronflement de la bienpensance, ( je n'oserais pas dire de la pensée unique ). <br /> thierry
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M
Je te rejoins complètement Jacques dans les mots que tu viens de nous proposer. J'ajouterai que nous vivons une époque où il est bon ton de maintenir une bienséance, un politiquement correct, et de la souplesse dans nos rapports avec nos contradicteurs. Je me souviens d'une rixe verbale avec une amie au sujet des religions et plus particulier de l'église catholique que je considère comme la première des organisations criminelles au monde. C'est loi qui avait tore ; faut laisser tomber ! Nous vivons une époque dangereuse, où il faut oublier que les Communes Populaires chinoises avaient créé un véritable socialisme dans la paysannerie… que l'ouverture au Capital a favorisé l'émergence de classes défavorisées et de nouvelles bourgeoisies très riches. Oubliez que l'esclavage sexuel, la prostitution, avait disparu de Cuba et du bloc soviétique. Oubliez qu'elle réapparait à Cuba depuis l'introduction du dollar et que la Russie est dirigée par la pègre ! Oubliez qu'en France le nombre de smicards a doublé en 15 ans… Il est politiquement décent d'avaler les couleuvres de notre président et surtout de ne pas dénoncer qu'il œuvre pour le seul intérêt du patronat… etc… Alors, comme toi, j'ai envie de l'ouvrir de nouveau ; ces dix dernières années, j'ai tellement mis d'eau dans mon vin que j'ai l'impression de ne boire que de la flotte. Je te propose d'ouvrir une bouteille de bordeaux et de trinquer à la santé de l'humanité. Marcial.
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