CONQUISTADOR
CONQUISTADOR
L'océan s'est tu sur les grèves de sang.
Le sable a cessé de rouler.
Des pas,
Dessinés dans mes yeux,
Ressemblent à de grands oiseaux morts,
Blancs,
Comme l'agonie des enfants,
Purs et troublants,
Comme l'aube d'un printemps condamné.
Aux colonnes de marbre
Se repose le ciel
Où des cheveux d' argent
Attendent les tempêtes.
Plus de fusion possible:
Le sang de l' astre s'est coagulé.
Plus de guerre.
Tout est figé!
Je ne sais plus ce qu'il faut voir.
Demain nous lèverons le camp.
Demain
Déja
Mais je dois vivre.
Je découvrirai le secret,
La clef de la merveilleuse machine;
Alors,
Que les roues tournent!
Que les pistons sautent!
Que le moteur éclate!
Que l'engrenage me broie!
Mais je dois vivre!
Ah! mourir de plaisir!
Alain Dulondel - 23 aout 1969 - (février 1947- Décembre 2002)