Je suis avec les journalistes emprisonnés au Niger.
Le Niger est un pays qui ne laisse pas indifférent. Pour y avoir travaillé pendant un mois envoyé par la CGT dans le début des années 80, pour, en coopération avec le syndicat Union Nationale des Travailleurs du Niger (UNTM), j'en ai un souvenir extraordinaire.
C'était la première fois que je me rendais dans un pays d' Afrique Noir.
C'est un des pays parmi les plus pauvres du monde, comme tous les pays du Sahel, et qui depuis l'indépendance de 1962, se débat contre un néocolonialisme dont les entreprises pilleuses (aréva) de sa matière première, l'uranium se régalent.
Je me souviens de l'isolement que j'ai ressenti quand je me suis retrouvé dans ce pays musulman, si pauvre, mais qui heureusement pour moi parle le français.
Comment j'ai eu du mal à comprendre les différences de culture entre les ethnies, entre les différentes catégories de salariés, du notamment à l'omniprésence de l'état, à sa police, au pouvoir politique.
J'ai souvent eu peur pour mes amis (es) syndicalistes du Niger qui pour certains (nes) faisaient régulièrement des séjours dans les prisons de Niamey. Quelques uns d'ailleurs y sont mort.
C'est pourquoi je me sens aujourd'hui complétement solidaire des journalistes Pierre Creisson, Thomas Dandois et Moussa Kaka de RFI actuellement dans les geoles nigériennes.
Il faut exiger leur libération.
Il faut exiger du gouvernement français qu'il agisse dans ce sens.
Le Niger, son peuple, ses travailleurs ont besoin de solidarité internationale, pas de rejoindre la Colombie dans le concert des nations preneuses d'otages.
Le Niger est un pays riche de culture, de savoirs faires, d'hommes et de femmes de qualité.
Il faut exiger du gouvernement nigérien qu'il libère les journalistes, et que s'instaure la liberté et la démocratie au Niger.
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