Je voulais changer le code de ma carte bleu à la Société Générale
Il y a quelques temps de cela, voulant anticiper les affres du temps qui fait que la mémoire devient de plus en plus souvent défaillante, j’allais à ma banque demander, que je puisse changer mon code de ma carte bleu, pour en mettre un autre qui me soit plus personnel et que j’utilise en toute occasion. (N’insistez pas, je ne vous le donnerais pas…) J’y renonçais quand j’appris qu’il fallut que sur mes deniers personnels je paie l’opération bancaire une somme petite mais non négligeable pour mon pouvoir d’achat de retraité.
Faut dire que moi, je ne suis pas un « trader »
Mais au fait, qu’est ce que c’est qu’un trader ?
C’est un commerçant qui doit avoir une bonne maîtrise du fonctionnement de l’économie, des concepts mathématiques, de l’informatique, sans oublier une parfaite connaissance de l’anglais. Le trader a également des compétences administratives et d’excellentes notions de gestion.
L’actualité met en avant cette profession depuis qu’un dénommé Jérome Kerviel a fait s’envoler cinquante milliards d’ euros à la Société Générale. (Au fait, ça fait combien de SMIC 50 milliards d’ € ?,,,,)
Au fil des heures, il apparaît bel et bien que ce jeune homme apparaît comme un bouc émissaire bien facile a désigner. S’il reconnaît sa responsabilité personnelle, pour autant il a conduit ses opérations durant plus de deux ans, appliquant le principe de l’établissement : « spéculer plus, pour gagner plus »
Comme le suggère les avocats du jeune homme, l’affaire va servir d’écran de fumée pour cacher les pertes de la Société Générale.
Cela étant que ce soit les conséquences de la crise entraîner par l’affaire des crédits immobiliers américains, ou qu’il soit impossible de mettre en France en place un système ou quelqu’un serait contrôlé avant d’avoir fait passer d’un côté à l’autre cinq milliards d’ euros, il y a quelque chose de pourri dans ce système ou la spéculation est reine.
Le client de base non-capitaliste que je suis va-t-il subir les turpitudes de ces « fous volants » , énarques ou inspecteurs des finances qui gèrent la société générale. Seront-ils mis en examen comme Jérome Kerviel ? Et que deviennent les 12 000 salariés de l’entreprise Société Générale dans tous ça ?
Laissons un instant au syndicat CGT de la Société Générale la parole (extraits du communiqué du 25 janvier)
« Ce n’est rien de dire qu’un tel carton a suscité la colère dans le reste de la Société Générale où la plus petite erreur de caisse de moins de 100€ fait fondre le ban et l’arrière-ban sur son malheureux auteur… D’où l’incrédulité et la suspicion générale. Le rétablissement de la confiance exigera donc que des changements interviennent au plus vite et par exemple que les engagements pris par la direction du réseau récemment soient respectés. Cela fera partie de la discussion avec la Direction au CCE, et de ses réponses dépendront la réaction du personnel. » 
La bulle financière est en train d’éclater.
Il y a affluence au bal des Tartuffes. N’est-ce pas Balladur qui déclarait hier qu’il s’inquiète « des dérives du libéralisme » Le ministre du budget quand à lui ne « remet pas en cause la solidité du système financier français » tandis que le porte plume de Sarkozy, le dénommé H.Guaino, s’inquiète « d’un système financier (qui) marche sur la tête » Il n’y a que Christine Lagarde qui juge qu’il a été fait ce qu’il fallait faire et le JF.Coppé, l’homme 100% langue de bois qui répète à l’envie qu’il « faut garder son sang froid ».
Au delà des banalités sur l’utilité des contrôles plus sérieux ou la déploration des coups de folie du capitalisme financier, le gouvernement ne peut rien dire de très original, lui qui avec certains dirigeants du Parti Socialiste applaudit le rapport Attali (qui est venu au Havre hier pour dire qu’il fallait faire des ports du Havre, de Rouen et de Paris, un seul port) qui fait de la logique de l’argent, le pivot de la société française pour les années à venir.
Ah ! Dieu que la guerre économique à encore de beaux jours devant elle ! Que nous avons avec les salariés de la Société Générale de beaux et grands combats à mener !
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