Pourquoi j'ai voté Sarkozi ? (1)
Cher Président de la République,
Il y a quelque huit mois maintenant, j'avais entendu votre volonté de changement, aussi, c'est sans état d'âme que j'ai voté pour vous, compte tenu de l'état de décrépitude dans laquelle la France était tombée. Certes, vous aviez fait partie des gouvernements successifs qui avaient mené la France dans cet état, que ce soit comme Ministre de l'économie, ou comme Ministre de l'intérieur.,néammoins le Président, ce n'était pas vous, vous n'aviez pas les rènes du pays...
Avec ma voix , vous deveniez donc le Président du changement, et avec vous j'étais sûr que RIEN ne serait plus comme avant.
J'espérai en l'élu du pouvoir d'achat, vous vouliez (et vous le voulez encore parait-il) que notre pouvoir d'achat progresse. Or l'augmentation de ma pension sera de 1.1% au 1er janvier alors que l'augmentation du coût de la vie a été de 1.6%!
Retraité, j'apprends que bien que jusqu'ici je ne payai pas de redevance télé du fait de mes faibles ressources, bientôt , ce ne sera plus le cas...
Déja que je vais, pour me faire transporter au kiné, être obligé de payer un forfait qui s'ajoute à celui que je dois payer pour les médicaments pour soigner mes maladies (diabète, cholestérol etc...)
Mon épouse qui travaille au Centre Hospitalier n'a pas eu d'augmentation de salaire depuis près de 7 ans comme tous les fonctionnaires ( 7 ans c'est bien long pour vous qui n'avait pas attendu 7 mois pour vous augmenter vous-même!) et du fait des suppressions d'emplois envisagée par votre Ministère de la Santé, on lui propose de partir avant 60 ans alors que de votre côté et du côté du patronat, on veut repousser l'âge du départ en retraite en portant le nombre d'années de cotisation à 41, 42,voire 43 ans .Faut dire également que ça lui pose un problème, car qui va lui payer les heures supplémentaires au delà des 35 heures qu'elle a fait du fait du manque d'effectifs et qui ne lui ont jamais été payées?
Quant à mon fils cheminot, lui qui s'est inscrit dans cette profession, non pas pour "voir du pays" mais pour être utile aux gens, à la société., lui qui passe des heures hors de chez lui et ne voit pas ses enfants grandir., lui qui n'est pas là pour "faire le Pêre Noël" puisqu'il travaille, lui qui a un salaire très faible, lui qui n'a comme compensation que la gratuité sur certains trains et le droit de partir en retraite plus tôt, il a appris que vous vouliez lui sucrer son droit à la retraite à 55 ans, au nom de l'équité... il a donc découvert que le droit de travailler les dimanches et jours fériés , de "découcher" de chez lui entre 2 gares , d'avoir un faible salaire, de "sur-cotiser" pour sa retraite.. tout celà c'était un privilège !!
Ma fille n'est pas mieux lotie. Enseignante la voilà obligée d'assurer la garderie des élèves dans le cadre d'un service minimum, ou dans l'obligation de rempiler pour avoir une retraite décente.
Monsieur le Président, je suis très attentif à votre travail.
Je constate que vos convictions religieuses jouent un rôle stratégique dans votre politique. Au delà des valeurs dont vous faite la promotion (la famille, l'autorité...) ce qu'au demeurant je peux partager, je m'aperçois que cette adhésion est de pur opportunisme.
En effet, vous concevez votre pouvoir selon un modèle religieux pastoral.
Vous vous adressez à nous comme un pasteur à ses ouailles. Pour chaque décision que vous prenez, celle-ci ne se fonde pas sur un choix raisonné, mais sur une conviction intime, une "foi" que vous nous demandez sans cesse de partager.
Fondés sur votre propre vérité, ses choix ne tolèrent aucune argumentation contradictoire, qu'elle vienne de vos adversaires politiques voire même de votre propre camp. Car ce qui vous importe, et vous avez raison, c'est la fidélité, la loyauté, le sens du respect du chef, la hiérarchie.
Aussi, je me pose la question: Ai- je bien fais de voter pour vous?
J'attends les résultats promis.
Et l'admiration que j'avais pour vous commence à s'émoustiller.
Je ne peux toujours pas boucler mes fins de mois, l'emploi continue de se dégrader malgré vos statistiques, et votre romance de pacotille avec Mme Bruni heurte profondément mes convictions rappelées plus haut de fidélité, loyauté etc...je vous revois en homme blessé suite à votre séparation d'avec "la femme de votre vie" il y a.....3 mois , et je vous vois annonçant votre mariage...dans les prochaines semaines... Pas très sérieux ni crédible , pour un homme de votre âge, censé savoir tiré les leçons d'expériences négatives...
J'espère que tout cela Monsieur le Président ne durera pas cinq ans, et que très vite vous allez vous ressaisir.
A moins, et là alors vous m'auriez trompé à l'insu de mon plein gré, que vous n'auriez été élu que pour celà , pour tromper les Français ,satisfaire vos amis de la Haute Finance.... et vous satisfaire vous-même, en 1er lieu !
Recevez, Monsieur le Président l'assurance de ma considération distinguée, mais impatiente.
(1) Cette lettre ouverte imaginaire à Nicolas Sarkozy , évidemment que je ne l'enverrai pas puisque je n'ai pas voté pour lui, mais elle résulte de ce que j'entends ici ou là, dans la rue, sur le marché, dans les réunions de famille, y compris de certains amis, qui, du coup me font savoir pour qui ils ont voté.
Ce qui change: ils osent exprimer aujourd'hui leur début de déception.. et j'y vois de l'espoir...
Il y a quelque huit mois maintenant, j'avais entendu votre volonté de changement, aussi, c'est sans état d'âme que j'ai voté pour vous, compte tenu de l'état de décrépitude dans laquelle la France était tombée. Certes, vous aviez fait partie des gouvernements successifs qui avaient mené la France dans cet état, que ce soit comme Ministre de l'économie, ou comme Ministre de l'intérieur.,néammoins le Président, ce n'était pas vous, vous n'aviez pas les rènes du pays...
Avec ma voix , vous deveniez donc le Président du changement, et avec vous j'étais sûr que RIEN ne serait plus comme avant.
J'espérai en l'élu du pouvoir d'achat, vous vouliez (et vous le voulez encore parait-il) que notre pouvoir d'achat progresse. Or l'augmentation de ma pension sera de 1.1% au 1er janvier alors que l'augmentation du coût de la vie a été de 1.6%!
Retraité, j'apprends que bien que jusqu'ici je ne payai pas de redevance télé du fait de mes faibles ressources, bientôt , ce ne sera plus le cas...
Déja que je vais, pour me faire transporter au kiné, être obligé de payer un forfait qui s'ajoute à celui que je dois payer pour les médicaments pour soigner mes maladies (diabète, cholestérol etc...)
Mon épouse qui travaille au Centre Hospitalier n'a pas eu d'augmentation de salaire depuis près de 7 ans comme tous les fonctionnaires ( 7 ans c'est bien long pour vous qui n'avait pas attendu 7 mois pour vous augmenter vous-même!) et du fait des suppressions d'emplois envisagée par votre Ministère de la Santé, on lui propose de partir avant 60 ans alors que de votre côté et du côté du patronat, on veut repousser l'âge du départ en retraite en portant le nombre d'années de cotisation à 41, 42,voire 43 ans .Faut dire également que ça lui pose un problème, car qui va lui payer les heures supplémentaires au delà des 35 heures qu'elle a fait du fait du manque d'effectifs et qui ne lui ont jamais été payées?
Quant à mon fils cheminot, lui qui s'est inscrit dans cette profession, non pas pour "voir du pays" mais pour être utile aux gens, à la société., lui qui passe des heures hors de chez lui et ne voit pas ses enfants grandir., lui qui n'est pas là pour "faire le Pêre Noël" puisqu'il travaille, lui qui a un salaire très faible, lui qui n'a comme compensation que la gratuité sur certains trains et le droit de partir en retraite plus tôt, il a appris que vous vouliez lui sucrer son droit à la retraite à 55 ans, au nom de l'équité... il a donc découvert que le droit de travailler les dimanches et jours fériés , de "découcher" de chez lui entre 2 gares , d'avoir un faible salaire, de "sur-cotiser" pour sa retraite.. tout celà c'était un privilège !!
Ma fille n'est pas mieux lotie. Enseignante la voilà obligée d'assurer la garderie des élèves dans le cadre d'un service minimum, ou dans l'obligation de rempiler pour avoir une retraite décente.
Monsieur le Président, je suis très attentif à votre travail.
Je constate que vos convictions religieuses jouent un rôle stratégique dans votre politique. Au delà des valeurs dont vous faite la promotion (la famille, l'autorité...) ce qu'au demeurant je peux partager, je m'aperçois que cette adhésion est de pur opportunisme.
En effet, vous concevez votre pouvoir selon un modèle religieux pastoral.
Vous vous adressez à nous comme un pasteur à ses ouailles. Pour chaque décision que vous prenez, celle-ci ne se fonde pas sur un choix raisonné, mais sur une conviction intime, une "foi" que vous nous demandez sans cesse de partager.
Fondés sur votre propre vérité, ses choix ne tolèrent aucune argumentation contradictoire, qu'elle vienne de vos adversaires politiques voire même de votre propre camp. Car ce qui vous importe, et vous avez raison, c'est la fidélité, la loyauté, le sens du respect du chef, la hiérarchie.
Aussi, je me pose la question: Ai- je bien fais de voter pour vous?
J'attends les résultats promis.
Et l'admiration que j'avais pour vous commence à s'émoustiller.
Je ne peux toujours pas boucler mes fins de mois, l'emploi continue de se dégrader malgré vos statistiques, et votre romance de pacotille avec Mme Bruni heurte profondément mes convictions rappelées plus haut de fidélité, loyauté etc...je vous revois en homme blessé suite à votre séparation d'avec "la femme de votre vie" il y a.....3 mois , et je vous vois annonçant votre mariage...dans les prochaines semaines... Pas très sérieux ni crédible , pour un homme de votre âge, censé savoir tiré les leçons d'expériences négatives...
J'espère que tout cela Monsieur le Président ne durera pas cinq ans, et que très vite vous allez vous ressaisir.
A moins, et là alors vous m'auriez trompé à l'insu de mon plein gré, que vous n'auriez été élu que pour celà , pour tromper les Français ,satisfaire vos amis de la Haute Finance.... et vous satisfaire vous-même, en 1er lieu !
Recevez, Monsieur le Président l'assurance de ma considération distinguée, mais impatiente.
(1) Cette lettre ouverte imaginaire à Nicolas Sarkozy , évidemment que je ne l'enverrai pas puisque je n'ai pas voté pour lui, mais elle résulte de ce que j'entends ici ou là, dans la rue, sur le marché, dans les réunions de famille, y compris de certains amis, qui, du coup me font savoir pour qui ils ont voté.
Ce qui change: ils osent exprimer aujourd'hui leur début de déception.. et j'y vois de l'espoir...
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