A CARLA et NICOLAS *
Félicitations et soyez heureux.
Vous avez droit au bonheur tous les deux.
Le vôtre semble avoir été si soudain, si inattendu peut- être que vous n'avez pas su le cacher.
Ah, cette escapade en ce lieu dont rêvent tous les amoureux qui veulent être seuls au monde: Erodisneyland. Ces photos volées par des photographes prévenus par on ne sait par qui on ne sait comment.
Ah, ces vacances arrachées à la grisaile du quotidien, grâce à l'avion bienvenu d'un ami milliardaire, au soleil de Petra, dans ces ruines de l' histoire qui avaient dejà vu, par le plus grand des hasards, passer Cécilia, avec là encore tous ces photographes.
Ah, cette tristesse qui sans doute vous étreignit, Nicolas quand seul vous avez dû, en Inde, devant tous ces photographes, visiter le Taj Mahal, ce mausolée en marbre blanc construit pour une bien aimée. Là encore, l'abscente fut présente partout. (voir l'article Carla -Pénélope n'ira pas au pays du Kama-Sutra - J.D.)
Vous avez alors choisi un mariage tout simple, discret, avec quelques amis seulement. Et voilà pourtant que tout le monde en parle.
Vous auriez voulu que cette discrétion soit reconnue et saluée par tous, qu'elle fut connue en tous lieux, que sonnent les trompettes de la modestie après celles de la renommée, qu'il n'en aurait pas été autrement.
C'est une bien belle histoire que vous offrez aux Français, savez-vous, en ces temps cruels d'argent fou, de pouvoir d' achat en berne et de baisse dans les sondages à l'approche des élections municipales, face aux promesses non tenues, au clinquant ou aux manipulations comme celle de la ratification du traité de Lisbonne.
Oui, une bien belle histoire.
Maurice Ulrich (L' Humanité du 4 février 2008)
* Cette article est pau dans l' Humanité du 4 février page 6.
Je le reprends complètement à mon compte en y ajoutant que pendant que toute la presse parle de ce non évènement, alors que toutes les enquêtes d’opinion montrent que les français souhaitent être consultés par référendum à propos du nouveau traité européen, Nicolas Sarkozy a refusé une consultation directe.
Véritable déni de démocratie, le président de la République a convoqué le congrès (assemblée nationale et sénat) ce même 4 février 2008 à Versailles, reniant ainsi sa parole (encore une fois) et se moquant comme d'une gigne de la consultation populaire d'il y a seulement deux ans.